
Chaque année, des milliers de femmes découvrent souffrir d’un cancer du sein. Derrière les chiffres se cachent des parcours personnels, des peurs, des espoirs et des décisions médicales de plus en plus précises. Les tests génomiques analysent les caractéristiques biologiques de la tumeur pour évaluer le risque de récidive et aider à décider si une chimiothérapie est vraiment nécessaire en plus de l’hormonothérapie. Ces examens ne s’adressent pas à tous les cancers du sein. Ils sont indiqués principalement pour les cancers de stade précoce, sensibles à l’hormonothérapie (récepteurs hormonaux positifs ou RH+) et HER2 négatifs. Leur utilisation dépend aussi de l’âge, du statut ménopausique, de la taille de la tumeur et de l’éventuel envahissement ganglionnaire. Ils ne sont pas adaptés aux cancers triple négatifs, HER2 positifs ou aux stades avancés. L’histoire de Laurence, 71 ans, illustre concrètement cette avancée. À travers son témoignage, on comprend pourquoi ces examens sont devenus une étape essentielle dans la prise en charge moderne du cancer du sein. | Adeline Beijns
Une vie bousculée par un examen de routine
Laurence a 71 ans. Elle est retraitée depuis plusieurs années, après une carrière d’enseignante en école primaire. Mariée, mère de deux enfants et grand-mère de quatre petits-enfants qu’elle voit régulièrement, elle mène une existence qu’elle qualifie elle-même de « belle ». Son jardin, ses amis, de petits voyages en Europe avec son mari, la lecture… tout cela remplissait ses journées jusqu’à ce que, à 69 ans, une mammographie de contrôle vienne tout changer.
Comme beaucoup de femmes de sa génération, Laurence respectait scrupuleusement le dépistage : une mammographie tous les deux ans. « Tout se passait bien jusque-là », se souvient-elle. Puis un jour, on la rappelle. Quelque chose de suspect a été repéré. Les examens s’enchaînent et le diagnostic tombe : cancer du sein. Un coup de massue. « C’est un peu un coup sur la tête, ce n’est pas facile sur le moment », confie-t-elle simplement.
La mastectomie et les tests génomiques
Laurence n’avait jamais entendu parler des tests génomiques. Elle fait confiance à son gynécologue, qui la prend immédiatement en charge. Dans un premier temps, on lui annonce qu’il s’agit d’une lésion limitée et qu’une ablation partielle pourrait suffire. Mais pendant l’opération, les analyses en cours de chirurgie changent la donne : une mastectomie complète d’un sein s’avère nécessaire.
C’est ensuite son oncologue qui lui parle des tests génomiques. Ces analyses, réalisées sur un échantillon de la tumeur, permettent d’évaluer le risque de récidive et d’orienter le choix du traitement, notamment pour savoir si une chimiothérapie apporte un bénéfice réel. Chez Laurence, dont le profil correspondait aux indications, il fallait attendre les résultats pour décider si la radiothérapie seule pouvait suffire. « J’ai attendu ces résultats avec un peu d’anxiété, avoue-t-elle. La chimiothérapie était mon angoisse. »
Le soulagement d’un traitement adapté
Les résultats du test génomique tombent enfin. L’oncologue annonce à Laurence que son score de risque de récidive est suffisamment bas : la chimiothérapie n’est pas nécessaire. Le soulagement est immédiat et profond. « J’étais vraiment soulagée », confie-t-elle. Cette simple phrase, prononcée avec un sourire, résume des semaines de tension qui s’évaporent d’un coup. Pour la première fois depuis le diagnostic, Laurence se sent véritablement accompagnée par la science. Le test lui a donné non seulement une information claire, mais aussi un sentiment de maîtrise sur ce qui allait lui arriver. Elle n’est plus face à l’inconnu : son traitement sera ciblé, proportionné, adapté aux caractéristiques précises de sa tumeur.
La radiothérapie commence peu après. Vingt-cinq séances réparties sur cinq semaines, cinq jours par semaine. Chaque matin, elle se rend à l’hôpital avec une sérénité nouvelle. Ce qui aurait pu paraître long et éprouvant devient un rythme presque familier. Elle constate, séance après séance, que son corps tolère bien les rayons. La fatigue reste modérée, les effets secondaires limités. Elle rentre chez elle le soir, retrouve son jardin, son mari, et reprend peu à peu le fil de ses journées.
Aujourd’hui encore, Laurence suit un traitement hormonal quotidien. Elle le vit sans grande difficulté. Grâce au test génomique, elle a pu éviter une chimiothérapie lourde et ses multiples contraintes. À la place, elle a bénéficié d’une prise en charge plus douce, plus précise, qui lui a permis de conserver une qualité de vie bien meilleure que celle qu’elle redoutait. Ce soulagement, vécu au moment des résultats, continue de l’accompagner chaque jour.
Un parcours transformé par la science
Avec le recul, Laurence mesure pleinement à quel point le test génomique a marqué un tournant dans son histoire. Ce n’était pas seulement un examen de plus : c’était une étape qui a redonné du sens et de la clarté à tout le reste. « Ça m’a beaucoup rassurée. On a pu me donner un niveau, un nombre de points… qui n’était pas trop grave », explique-t-elle. Ce score précis, communiqué par l’oncologue, lui a permis de regarder l’avenir autrement. Au lieu de s’imaginer le pire, elle a pu s’appuyer sur une information scientifique concrète et avancer avec davantage de confiance. Aujourd’hui, trois ans après le diagnostic, Laurence vit « tout à fait bien ». Elle le dit sans hésitation, avec une sincérité qui touche. Soutenue au quotidien par son mari, elle a aussi bénéficié de l’accompagnement attentif d’un chirurgien plasticien qui l’a aidée dans la reconstruction. Cette étape, souvent redoutée, s’est déroulée dans un climat de confiance et de bienveillance.
Autour d’elle, ses deux enfants et ses quatre petits-enfants ont formé un cercle protecteur, discret mais présent. « On n’a fait qu’aller de l’avant », résume-t-elle. Aucun drame affiché, juste une solidarité tranquille qui a tout changé. Le parcours lui a même apporté des rencontres inattendues. Des soignants, d’autres patientes, des personnes croisées dans les couloirs de l’hôpital… « J’ai rencontré des gens formidables grâce à ça même si évidemment, j’aurais préféré ne jamais devoir traverser cette épreuve », confie-t-elle.
Un appel à la prévention
Laurence insiste aussi sur l’importance du dépistage. « C’est important de faire cette mammographie. Si je ne l’avais pas faite, j’imagine que ça aurait été beaucoup plus grave. » Elle se demande même parfois si un contrôle annuel n’aurait pas été préférable dans son cas. Aujourd’hui, entre son jardin, ses petits-enfants, ses voyages et ses livres, le dernier en date étant le dernier prix Goncourt, Laurence a repris le fil de sa vie.
Son histoire rappelle qu’au-delà du choc du diagnostic, l’oncologie et les tests génomiques offrent des traitements plus personnalisés et, pour certaines patientes, un soulagement inestimable.
Cet article a été réalisé avec l’aimable soutien d’Exact Sciences International GmbH / L’indépendance de l’opinion de la patiente a été entièrement respectée

Exact Sciences est un acteur de premier plan dans le domaine des tests de dépistage et de diagnostic du cancer, offrant la clarté nécessaire pour permettre des décisions déterminantes visant à améliorer la prise en charge des patients. Du dépistage précoce à l’orientation thérapeutique et au suivi, Exact Sciences aide les personnes concernées à obtenir les informations dont elles ont besoin pour prendre des décisions éclairées tout au long du parcours contre le cancer. / www.exactsciences.fr
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