OSE Thérapies : un soutien essentiel pour les personnes atteintes de cancer

Cancer du sein

À Lausanne, une association se distingue par son engagement exceptionnel envers les personnes touchées par le cancer : OSE Thérapies. Cette organisation à but non lucratif se consacre à offrir un accompagnement holistique aux patients en traitement ou en rémission. OSE Thérapies propose un éventail d’activités physiques et créatives adaptées, ainsi que des thérapies complémentaires visant à améliorer le bien-être physique et psychologique. Au-delà des soins, l’association s’emploie à créer une communauté solidaire, brisant l’isolement souvent ressenti par les patients et les aident à retrouver confiance en eux et un équilibre dans leur vie. Nous avons rencontré Lynda Gassouma, la fondatrice de cette initiative inspirante, pour découvrir son parcours, ses motivations, et les impacts concrets de OSE Thérapies sur la vie des personnes qu’elle soutient. Par Adeline Beijns

Pourriez-vous vous présenter brièvevement, ainsi qu’OSE Thérapies ?

Tout a commencé avec les cours de danse orientale que je donnais à des patientes dans une clinique. Me rendant compte que cette activité, qui fait pourtant énormément de bien, n’était prise en charge ni par l’assurance de base ni par des assurances complémentaires, j’ai décidé de créer cette association
à Lausanne avec l’objectif de fournir un soutien holistique aux personnes atteintes de cancer. Aujourd’hui, OSE Thérapies offre des activités physiques et créatives adaptées, ainsi que divers accompagnements thérapeutiques tels que la réflexologie, la sophrologie, et le reiki, pour améliorer le bien-être physique et mental des patients pendant et après leurs traitements.

Quelles sont les missions de votre association et que représentent-elles pour vous ?

Les missions de notre association sont multiples : lutter contre leur isolement, améliorer la qualité de vie des patients atteints de cancer et les aider à retrouver un équilibre de vie au travers de différents types d’activités. Comme nous croyons fermement que le bien-être physique et psychologique des patients mais aussi de leurs proches, est crucial, nous avons décidé d’inclure ces derniers dans leurs parcours de guérison. Certaines activités s’adressent ainsi uniquement à eux comme par exemple, des groupes de parole et des soins.

Comment votre association est-elle liée à Octobre Rose, la campagne annuelle de sensibilisation au cancer du sein ?

Pour Octobre Rose 2024, OSE Thérapies organise plusieurs événements à Lausanne. Le 28 septembre et 4 octobre, OSE animera des ateliers et discussions sur le cancer dans le cadre de l’exposition « Des Seins à Dessein ». Le 19 octobre, nous proposons une journée de sensibilisation au MCBA avec un vernissage et des parcours introspectifs. Enfin, le 27 octobre, nous participons à la Lausanne Marathon avec une marche de 10 km en soutien aux personnes touchées par le cancer du sein. Ces événements sont au cœur de notre engagement pour Octobre Rose.

Quel impact a-t-elle auprès des patients ?

En offrant un lieu d’échange et d’appartenance neutre, son impact est considérable. Beaucoup de nos bénéficiaires témoignent d’une amélioration de leur bien-être général, d’une meilleure gestion du stress et d’une plus grande confiance en eux-mêmes. Nos activités leur permettent de se reconnecter avec leur corps, de retrouver une vie sociale et de mieux appréhender leur parcours de guérison.

Récupéré sur : giphy.com

Et à vous, que vous apporte cette association ?

OSE Thérapies me nourrit tellement ! Je me remets tous les jours en question par rapport à la maladie, à la mort et au soutien. Elle est une source inépuisable de satisfaction et d’inspiration. Être le témoin de la progression des patients et savoir que nous jouons un rôle dans leur bien-être est extrêmement gratifiant.

Un dernier mot ?

À tous les lectrices et lecteurs, je dirais : osez parler de la maladie, osez pousser la porte de notre association et osez accompagner quelqu’un qui souffre ou qui a souffert d’un cancer car la maladie n’est pas un tabou et en parler n’est pas une faiblesse.

Cet article a été réalisé avec l’aimable soutien de Gilead Sciences Switzerland Sàrl – CH-UNB-0760, 08/2024
L’indépendance de l’opinion de la fondatrice a été entièrement respectée


Retrouvez la vidéo témoignage ici :

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la version papier Salle d’attente pour avoir accès à toutes les informations sur le sujet: témoignages, tests, adresses utiles, infographies et autres.
Alors n’attendez-plus !
CHF39.00
Ou abonnez-vous directement pour 8 éditions !
CHF78.00

Loading

Partagez sur

Facebook

Plus d’articles :

Le Top 5 des causes courantes de baisse de libido

La libido varie au fil du temps, des saisons et des périodes de vie. Fatigue, stress, hormones, tensions… il n’y a pas
une cause unique, mais souvent un mélange de facteurs. Bonne nouvelle : il existe toujours des moyens simples de
rétablir l’équilibre et de raviver le désir.

Loading

Lire la suite »

Médecine nucléaire : l’espoir par les rayons

Movember est bien plus qu’un symbole : chaque année, ce mois de sensibilisation permet de rappeler l’importance du dépistage et de libérer la parole autour des cancers masculins. Il est essentiel de mettre en lumière les avancées médicales qui transforment le quotidien des patients. Parmi elles, la médecine nucléaire émerge comme un pilier innovant, alliant diagnostic précis et traitements ciblés pour lutter contre cette maladie souvent silencieuse. Pour explorer ce domaine fascinant, nous avons eu le privilège d’interviewer la Prof. Valentina Garibotto, MD, Cheffe de service de Médecine Nucléaire et Imagerie Moléculaire aux HUG, ainsi que le Dr. Nicola Bianchetto Wolf, Chef de clinique du même service.

Loading

Lire la suite »

Briser le silence sur le cancer de la prostate

En ce mois de novembre, dédié à la sensibilisation aux cancers masculins sous le nom de Movember, il est crucial de mettre en lumière le cancer de la prostate, qui reste le plus fréquent chez les hommes en Suisse avec plus de 6’000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année¹. Cette maladie, souvent asymptomatique à ses débuts, peut être détectée précocement grâce au dépistage, améliorant ainsi les chances de guérison. Pour mieux comprendre les enjeux et les soutiens disponibles, nous avons interviewé Yves Menoud, président de l’Association Prosca. Âgé de 59 ans, Yves a été diagnostiqué à 46 ans et est aujourd’hui sous surveillance active. À travers son expérience personnelle et son engagement associatif, il nous éclaire sur la mission de Prosca et l’importance de briser les tabous entourant cette pathologie.

Loading

Lire la suite »

Quand le rythme ne convient plus

Julie Cartwright, 43 ans, a toujours été une personne pleine d’énergie. Pendant dix ans, elle a pratiqué les
arts martiaux, avant de se spécialiser dans l’acrobatie aérienne. En parallèle, elle a terminé un master, travaillé comme assistante de recherche et fondé, avec une amie, son propre studio d’acrobatie aérienne. Tout était en mouvement, elle fonctionnait à plein régime – physiquement, professionnellement et mentalement.

Loading

Lire la suite »

L’évolution des idéaux féminins… au fil du temps

L’idéal féminin n’a cessé de changer au gré des tendances, des contextes culturels, et des icônes de chaque époque. Ces standards ont eu un impact significatif sur la manière dont les femmes perçoivent leur corps. Voici un voyage dans le temps à travers les figures emblématiques qui ont marqué ces évolutions.

Loading

Lire la suite »

Cheveux clairsemés ? Et si c’était génétique ?

Qui n’a jamais ressenti un pincement au cœur en remarquant une touffe de cheveux restée sur la brosse ? Si perdre des cheveux peut sembler banal, il est important de comprendre que toutes les chutes capillaires ne sont pas identiques. Alors que la chute de cheveux saisonnière, très courante, est généralement temporaire et modérée, l’alopécie androgénétique, elle, peut s’installer durablement et mérite une attention particulière.

Loading

Lire la suite »