Insuffisance cardiaque

Insuffisance cardiaque

Chaque cas d’insuffisance cardiaque peut avoir de nombreuses causes. 

Par Pfizer AG

En Suisse, environ une personne sur 50 souffre d’insuffisance cardiaque

L’insuffisance cardiaque est un terme médical qui désigne un état de faiblesse cardiaque avec un cœur qui n’est plus en mesure d’approvisionner suffisamment l’organisme en sang et donc en oxygène. Le cœur devient moins performant, ce qui entraîne par exemple un essoufflement – au début seulement lors d’efforts importants, puis plus tard également lors d’efforts plus modestes. Le pouls s’accélère, ce qui peut se remarquer sous la forme de « palpitations ». Des vertiges et de la fatigue viennent s’ajouter à ces symptômes. Souvent, la rétention d’eau provoque un gonflement des chevilles et des pieds.

L’insuffisance cardiaque se développe généralement de manière insidieuse, de sorte qu’elle est parfois prise pour un simple signe de vieillissement. Il ne s’agit pas d’une maladie en soi, mais bien souvent de la conséquence d’une atteinte du système cardio-vasculaire, par exemple par une hypertension artérielle de longue date ou un infarctus du myocarde.

C’est le cas pour Maria, 73 ans :

« L’hiver dernier, on m’a diagnostiqué une insuffisance cardiaque. Mes symptômes avaient débuté de manière insidieuse. J’ai remarqué à plusieurs reprises que les tâches ménagères du quotidien me paraissaient plus difficiles. J’ai mis mon essoufflement et mes douleurs articulaires récurrentes sur le compte du poids que j’avais pris au fil du temps. Mais l’année dernière, le moindre effort provoquait un épuisement important.

Récupéré sur : giphy.com

L’automne dernier, lorsque j’ai constaté sans cesse de fortes accumulations de liquide dans les jambes et que j’ai ressenti un essoufflement qui se manifestait même la nuit, j’ai commencé à m’inquiéter pour ma santé. J’ai pris rendez-vous chez mon médecin de famille qui, après une échographie et une mesure répétée de ma tension artérielle, a posé le diagnostic d’hypertension artérielle, qui non diagnostiquée jusqu’alors a entraîné la survenue d’une insuffisance cardiaque. »

La cardiopathie hypertensive, une cause fréquente

La situation de Maria est courante : une personne sur 20 de plus de 70 ans souffre des complications cardiaques de l’hypertension artérielle. Les femmes sont particulièrement touchées par ce phénomène. Le corps réagit à une hypertension artérielle persistante contre laquelle il doit lutter en augmentant la taille du muscle cardiaque. Ce dernier devient alors plus rigide et ses capacités diminuent. En association au diabète ou à l’obésité, ce phénomène entraîne un vieillissement accéléré du cœur, en particulier chez les personnes se trouvant dans la seconde moitié de leur vie.

Adaptation du mode de vie et alimentation pauvre en sel

Une adaptation active du mode de vie peut contribuer à lutter contre ce processus. Sur les conseils de son médecin de famille, Maria a donc intégré une activité physique modérée à son quotidien. Outre des promenades quotidiennes, elle s’est remise au jardinage.

Maria sourit: «Comme mon médecin m’a conseillé de moins saler les aliments, les herbes fraîches de notre jardin apportent une variété bienvenue à nos plats. Mon mari soutient ce changement avec enthousiasme. La note méditerranéenne de notre cuisine lui rappelle nos vacances au bord de la mer et ainsi, nous évoquons souvent de vieilles anecdotes lorsque nous sommes à table.»

Récupéré sur : giphy.com

En accord avec son médecin, Maria doit suivre un régime pauvre en sel et limiter les quantités de boisson, ce qui contribue à réduire la rétention d’eau dans son organisme. Cela permet non seulement d’éviter à ses chevilles et à ses pieds de gonfler, mais aussi de soulager son cœur affaibli.

Autres causes possibles

Outre les facteurs déclencheurs fréquents comme l’hypertension, d’autres maladies peuvent également entraîner une insuffisance cardiaque comme les cardiopathies congénitales, les troubles du métabolisme, l’alcoolisme ou la toxicomanie, les atteintes des valves cardiaques ou les maladies du myocarde. Parfois, c’est une maladie rare qui peut être à l’origine de l’insuffisance cardiaque, comme dans le cas de Bernard, 68 ans. Il semble calme et serein lorsqu’il parle de ses problèmes de santé.

« Mes troubles ont commencé de manière si insidieuse que j’ai d’abord été surpris par le diagnostic d’insuffisance cardiaque. Mais j’ai été encore plus étonné par la cause de cette maladie, et par le fait que cette cause était également à l’origine de nombre de mes problèmes de santé antérieurs. Mais commençons par le début : tout a commencé il y a environ 8 ans. J’avais de plus en plus de problèmes au niveau de mes deux mains : des fourmillements, parfois un engourdissement et des douleurs. Mon médecin de famille et le neurologue que j’ai consultés par la suite ont assez rapidement détecté un syndrome du canal carpien bilatéral. Lorsque des troubles de la sensibilité des jambes se sont ajoutés à cette liste, ils les ont attribués à un rétrécissement du canal rachidien.

Lorsque, quelques années plus tard, j’ai commencé à souffrir d’essoufflement en montant les escaliers et
de fatigue, j’ai d’abord mis cela sur le compte de l’âge. Mes amis me disaient de temps en temps qu’eux aussi n’étaient tout simplement plus aussi en forme qu’avant. Ce n’est que l’année dernière que les signes d’un problème cardiaque se sont multipliés. Ainsi, lors d’une promenade en forêt, j’ai eu des vertiges, si bien que ma femme m’a pressé de prendre rendez-vous chez mon médecin de famille, qui m’a adressé à un cardiologue pour des examens complémentaires. Il a tout de suite été attentif à mes antécédents. C’est avec étonnement que j’ai appris que tous mes problèmes de santé de ces dernières années, pourtant si différents, étaient en fait reliés d’une manière surprenante.»

Récupéré sur : giphy.com

Une relation surprenante

Après des années de soucis de santé, Bernard a reçu le diagnostic surprenant d’amyloïdose à transthyrétine (ATTR). Cette maladie rare se manifeste par la désagrégation d’un complexe de protéines appelé transthyrétine qui est présent dans l’organisme. Un complexe de protéines est un assemblage de plusieurs protéines qui peuvent ainsi remplir différentes fonctions dans l’organisme. La transthyrétine, par exemple, est responsable du transport d’hormones et de vitamines dans le corps. Les protéines du complexe désagrégé peuvent s’accumuler pour former ce que l’on appelle des amyloïdes et se déposer à différents endroits du corps où elles peuvent causer différents problèmes.

Ainsi, le syndrome du canal carpien de Bernard, tout comme ses problèmes de dos, était dû à des dépôts amyloïdes. Lorsque les amyloïdes se sont déposés dans son muscle cardiaque, le cœur de Bernard ne pouvait plus fonctionner aussi bien qu’avant et il a développé une insuffisance cardiaque. « Le diagnostic a bien sûr d’abord été un choc pour ma femme et moi. Mais maintenant, je suis très content que mon médecin de famille ait fait le lien entre mes différents problèmes et m’ait envoyé chez un cardiologue dans un centre spécialisé pour un examen et un traitement détaillés.

Les médicaments ralentissent la progression de ma maladie et soulagent les symptômes de mon insuffisance cardiaque. Après une consultation approfondie au centre, j’ai pris conscience de l’importance d’une alimentation qui ménage le cœur et d’une activité physique régulière pour pouvoir profiter le plus sereinement possible de mes deux petits-enfants. Avec mon médecin de famille, nous avons pu déterminer le niveau d’activité physique adapté à ma situation. Si j’en fais parfois trop avec mes petits-enfants, je le remarque et je dois me reposer quand ils ne sont pas là. Si je respecte ces recommandations, je peux à nouveau profiter de la vie malgré cette maladie. »

Exemples de patients fictifs. Avec le soutien financier de Pfizer AG, Zurich. PP-UNP-CHE-1033 Mar 2024

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la version papier Salle d’attente pour avoir accès à toutes les informations sur le sujet: témoignages, tests, adresses utiles, infographies et autres.
Alors n’attendez-plus !
CHF39.00
Ou abonnez-vous directement pour 8 éditions !
CHF78.00

Loading

Partagez sur

Facebook

Plus d’articles :

Diabète : Quand la technologie simplifie le quotidien

Vivre avec le diabète, c’est composer chaque jour avec la surveillance de la glycémie et la peur des variations imprévisibles. Grâce aux capteurs de glucose en continu (CGM), les patients peuvent suivre leurs valeurs en temps réel, agir immédiatement et retrouver plus de liberté au quotidien. Combinée à un accompagnement médical adapté, cette technologie redonne confiance, autonomie et qualité de vie, en plaçant le patient au centre de sa prise en charge.

Loading

Lire la suite »

Partie 3 – La salle d’attente : le couloir de l’ombre

Découvrez la fin de l’histoire de Daniela Vaucher. Elle a traversé deux cancers et est aujourd’hui en rémission. Pendant toute la durée de ses traitements, c’est dans la salle d’attente de son oncologue qu’elle a tenu son journal intime — un refuge de mots et d’émotions face à l’inconnu. Dans une série de témoignages à paraître sur plusieurs éditions, elle partage avec nous son parcours, entre doutes, espoir et résilience.

Loading

Lire la suite »

Troubles de la marche et de l’équilibre : les premiers signes de l’ataxie de Friedrich

L’ataxie de Friedreich est une maladie neurologique rare, d’origine génétique, qui touche principalement la coordination des mouvements. Elle est provoquée par une atteinte progressive du système nerveux et du muscle cardiaque. En Suisse, on estime qu’environ 200 personnes sont concernées. Elle touche autant les femmes que les hommes, car elle se transmet de façon autosomique récessive*. Les premiers symptômes apparaissent généralement dans l’enfance ou l’adolescence, avec des troubles de l’équilibre et de la marche.

Loading

Lire la suite »

Instants d’espoir : les techniques modernes dans le traitement des maladies de la rétine

Les maladies rétiniennes exigent une grande précision diagnostique et chirurgicale. Dans ce domaine de l’ophtalmologie, les avancées technologiques des dernières années ont profondément transformé la pratique. Quelles sont ces innovations, comment ont-elles changé la chirurgie, et quel impact ont-elles sur les patients ? Le Professeur Matthias Becker, chef de service et directeur du centre de recherche en ophtalmologie de l’hôpital municipal de Zürich Triemli, nous éclaire dans cet entretien.

Loading

Lire la suite »

De la fatigue au diagnostic : Les HPV ne sont pas une fatalité

Les virus du papillomavirus humain (HPV) sont l’une des infections sexuellement transmissibles les plus courantes au monde, touchant près de 90% des femmes et des hommes au moins une fois dans leur vie. En Suisse, ces virus sont responsables de plus de 99% des cas de cancer du col de l’utérus, avec environ 250 nouveaux diagnostics chaque année chez les femmes, dont 80 décès. Face à ce constat, le dépistage régulier, via des frottis cervicaux, reste crucial.¹ L’OFSP recommande d’effectuer la vaccination contre les HPV dès l’âge de 11 à 14 ans, car la protection est optimale lorsque la vaccination a lieu avant le premier contact sexuel. Le vaccin est toutefois recommandé chez toutes les adolescentes et les jeunes femmes jusqu’à 26 ans.² Ce témoignage de Sophie, 59 ans, illustre l’impact personnel des HPV et plaide pour une prévention partagée impliquant aussi les hommes.

Loading

Lire la suite »