Les voyages inattendus des testicules

Ectopie

L’entrejambe masculine peut parfois être confrontée à des complications dès la naissance, avec des conditions telles que l’ectopie testiculaire et la cryptorchidie. Ces deux troubles, bien que distincts, concernent la position anormale des testicules et peuvent avoir des implications importantes sur la fertilité et la santé. Aujourd’hui, grâce à des interventions chirurgicales et un suivi régulier, de nombreux hommes peuvent mener une vie saine et normale. 

Par Adeline Beijns

Qu’est-ce que la cryptorchidie ?

C’est à l’adolescence que Maxime a réalisé qu’il avait un testicule non descendu. « C’était un choc, car je ne m’étais jamais rendu compte que quelque chose n’allait pas ». Le jeune homme aujourd’hui âgé de 29 ans a souffert de cryptorchidie, communément appelée testicules non descendus.

Le terme « cryptorchidie » tire son origine des mots grecs anciens « kryptos » signifiant « caché » et « orchis » qui signifie « testicule ». Ainsi, la cryptorchidie se traduit littéralement par « testicule caché », ce qui décrit précisément le problème de Maxime où le testicule ne descend pas dans le scrotum et reste caché dans l’abdomen ou le canal inguinal.

Normalement, les testicules se développent dans l’abdomen du fœtus et descendent dans le scrotum dans les derniers mois de la grossesse. Dans le cas de ce trouble, ce processus est inachevé, ce qui peut entraîner des problèmes de fertilité et augmenter le risque de cancer des testicules si elle n’est pas traitée. D’après les statistiques, elle affecterait environ 2 à 5 % des garçons nés à terme et jusqu’à 30 % des garçons prématurés.

Récupéré sur : giphy.com

Comprendre l’ectopie testiculaire

L’ectopie testiculaire est moins courante et se produit lorsque le testicule descend, mais dans un endroit anormal, tel que l’aine, derrière le scrotum, ou même près de la cuisse. Contrairement à la cryptorchidie, où le testicule est en position anormale en raison d’un problème dans le processus de descente, dans l’ectopie, le testicule quitte le chemin normal et se loge dans un endroit imprévu.

Julien, un jeune homme de 26 ans, a été diagnostiqué avec une ectopie testiculaire lorsqu’il était bébé. « Mon testicule droit n’était pas à sa place, et cela a été découvert assez tôt. Mes parents ont été inquiets, mais grâce à une intervention chirurgicale mineure, j’ai pu avoir une vie tout à fait normale ». Les statistiques précises de son incidence sont plus difficiles à obtenir en raison de la rareté de la condition, mais elle est significativement moins fréquente que la cryptorchidie.

Causes et facteurs de risque

Les causes exactes de ces conditions restent largement inconnues, mais elles sont souvent liées à des facteurs génétiques, environnementaux, ou une combinaison des deux. Les bébés prématurés ont un risque plus élevé de présenter ces conditions, de même que les enfants dont les familles ont des antécédents de problèmes similaires.

Récupéré sur : giphy.com

Parlez-en !

La cryptorchidie et l’ectopie testiculaire sont des conditions qui, bien que différentes dans leurs manifestations, requièrent une attention médicale immédiate pour prévenir d’éventuelles complications. Il est donc essentiel que les parents et les professionnels de santé soient informés de l’importance des examens réguliers pour les nouveau-nés et les jeunes garçons, afin d’identifier et de traiter toute anomalie le plus tôt possible. Le dépistage précoce des deux conditions est crucial pour plusieurs raisons.

Premièrement, il permet une intervention chirurgicale opportune, réduisant ainsi le risque de complications futures. De plus, un traitement précoce peut aider à prévenir des problèmes psychologiques liés à des anomalies génitales à un âge plus avancé. La sensibilisation et l’éducation sur ces troubles sont donc cruciales pour assurer un diagnostic et un traitement précoces, minimisant ainsi les risques à long terme.

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la version papier Salle d’attente pour avoir accès à toutes les informations sur le sujet: témoignages, tests, adresses utiles, infographies et autres.
Alors n’attendez-plus !
CHF39.00
Ou abonnez-vous directement pour 8 éditions !
CHF78.00

Loading

Partagez sur

Facebook

Plus d’articles :

Diabète : Quand la technologie simplifie le quotidien

Vivre avec le diabète, c’est composer chaque jour avec la surveillance de la glycémie et la peur des variations imprévisibles. Grâce aux capteurs de glucose en continu (CGM), les patients peuvent suivre leurs valeurs en temps réel, agir immédiatement et retrouver plus de liberté au quotidien. Combinée à un accompagnement médical adapté, cette technologie redonne confiance, autonomie et qualité de vie, en plaçant le patient au centre de sa prise en charge.

Loading

Lire la suite »

Partie 3 – La salle d’attente : le couloir de l’ombre

Découvrez la fin de l’histoire de Daniela Vaucher. Elle a traversé deux cancers et est aujourd’hui en rémission. Pendant toute la durée de ses traitements, c’est dans la salle d’attente de son oncologue qu’elle a tenu son journal intime — un refuge de mots et d’émotions face à l’inconnu. Dans une série de témoignages à paraître sur plusieurs éditions, elle partage avec nous son parcours, entre doutes, espoir et résilience.

Loading

Lire la suite »

Troubles de la marche et de l’équilibre : les premiers signes de l’ataxie de Friedrich

L’ataxie de Friedreich est une maladie neurologique rare, d’origine génétique, qui touche principalement la coordination des mouvements. Elle est provoquée par une atteinte progressive du système nerveux et du muscle cardiaque. En Suisse, on estime qu’environ 200 personnes sont concernées. Elle touche autant les femmes que les hommes, car elle se transmet de façon autosomique récessive*. Les premiers symptômes apparaissent généralement dans l’enfance ou l’adolescence, avec des troubles de l’équilibre et de la marche.

Loading

Lire la suite »

Instants d’espoir : les techniques modernes dans le traitement des maladies de la rétine

Les maladies rétiniennes exigent une grande précision diagnostique et chirurgicale. Dans ce domaine de l’ophtalmologie, les avancées technologiques des dernières années ont profondément transformé la pratique. Quelles sont ces innovations, comment ont-elles changé la chirurgie, et quel impact ont-elles sur les patients ? Le Professeur Matthias Becker, chef de service et directeur du centre de recherche en ophtalmologie de l’hôpital municipal de Zürich Triemli, nous éclaire dans cet entretien.

Loading

Lire la suite »

De la fatigue au diagnostic : Les HPV ne sont pas une fatalité

Les virus du papillomavirus humain (HPV) sont l’une des infections sexuellement transmissibles les plus courantes au monde, touchant près de 90% des femmes et des hommes au moins une fois dans leur vie. En Suisse, ces virus sont responsables de plus de 99% des cas de cancer du col de l’utérus, avec environ 250 nouveaux diagnostics chaque année chez les femmes, dont 80 décès. Face à ce constat, le dépistage régulier, via des frottis cervicaux, reste crucial.¹ L’OFSP recommande d’effectuer la vaccination contre les HPV dès l’âge de 11 à 14 ans, car la protection est optimale lorsque la vaccination a lieu avant le premier contact sexuel. Le vaccin est toutefois recommandé chez toutes les adolescentes et les jeunes femmes jusqu’à 26 ans.² Ce témoignage de Sophie, 59 ans, illustre l’impact personnel des HPV et plaide pour une prévention partagée impliquant aussi les hommes.

Loading

Lire la suite »