Le diabète rend-il aveugle ?

Le diabète, rend-il aveugle ?

En Suisse, 500’000 personnes sont atteintes de diabète et plus de 10% d’entre elles, souffrent d’une maladie appelée œdème maculaire diabétique (OMD). Première cause de cécité chez les personnes diabétiques, cette pathologie est souvent peu, voire pas diagnostiquée. Pourquoi ? Je vous invite à répondre à cette question, à travers le regard de Francine, 56 ans, qui a accepté de partager son parcours avec nous. Rencontre.

Adeline Beijns

1. Je viens d’apprendre que je suis diabétique

Je n’oublierai jamais le jour où l’on m’a diagnostiqué un diabète. L’odeur stérile du cabinet médical, le contact froid du stéthoscope et le silence pesant qui a envahi la pièce après les mots « Vous êtes diabétique ». Mon esprit était envahi par un million de pensées. Devrais-je m’injecter de l’insuline tous les jours ? Comment mon régime alimentaire allait-il changer ? Mais au milieu de toutes ces préoccupations, je n’avais pas conscience de la menace silencieuse qui se cachait dans l’ombre : l’impact potentiel sur ma vision.

2. Je dois voir un ophtalmologiste !

Au fil des jours et des semaines, je me suis préoccupée de gérer ma glycémie, de compter les glucides et de m’adapter à mon nouveau mode de vie. Mais personne n’a jamais insisté sur l’importance d’un examen de la vue. J’aurais aimé que mes premières consultations mettent en évidence les complications oculaires potentielles du diabète. L’œdème maculaire diabétique (OMD) est un terme dont je n’avais jamais entendu parler. J’ai été pris au dépourvu par le manque d’information et de sensibilisation à cette maladie qui pouvait menacer ma vision.

Récupéré sur : giphy.com

3. Je viens d’apprendre que je souffre d’un OMD

C’est au cours d’une de mes visites régulières chez le médecin que j’ai été alerté d’un problème oculaire potentiel. Après une série d’examens spécialisés, le verdict est tombé : je souffre d’un œdème maculaire diabétique. Dire que j’étais choquée serait un euphémisme. Ma vision semblait bonne, peut-être un peu floue certains jours, mais je mettais cela sur le compte de la fatigue. La révélation que l’œdème maculaire diabétique ne présente souvent aucun signe évident était alarmante. La maladie progressait silencieusement et je n’en avais pas conscience.

4. J’ai de la chance, il y a des solutions

Le poids du diagnostic d’OMD était lourd, mais mon ophtalmologiste a été une lueur d’espoir. Il m’a expliqué les options thérapeutiques disponibles, en insistant sur l’efficacité des injections intravitréennes. L’idée m’a fait frissonner, mais l’alternative était la perte potentielle de la vision. J’ai serré les dents et suivi le traitement. Les résultats ont été tout simplement miraculeux. Ma vision s’est améliorée, l’œdème a diminué et j’ai retrouvé l’espoir.

5. Le secret : des examens réguliers !

Mon approche proactive de la santé et mes contrôles réguliers ont permis de détecter l’OMD à un stade précoce. Mais je m’interroge souvent sur les autres personnes qui ne sont pas aussi informées ou prévoyantes. En réalité, de nombreuses personnes atteintes de diabète ne sont pas conscientes de la menace qui pèse sur leur vision. La clé de la prévention des complications telles que l’OMD réside dans des examens ophtalmologiques réguliers. Il ne s’agit pas seulement de contrôler la glycémie, mais aussi d’être en bonne santé. Toutes les personnes atteintes de diabète devraient privilégier les examens oculaires au moins une fois par an, voire plus souvent. C’est un petit geste qui peut faire une grande différence.

Cet article a été réalisé avec l’aimable soutien de Roche Pharma (Suisse) SA – M-CH-00003811
L’indépendance de l’opinion de la patiente a été entièrement respectée

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la version papier Salle d’attente pour avoir accès à toutes les informations sur le sujet: témoignages, tests, adresses utiles, infographies et autres.
Alors n’attendez-plus !
CHF39.00

Loading

Partagez sur

Facebook

Plus d’articles :

Aliments fonctionnels : que vaut vraiment cette nouvelle tendance nutritionnelle ?

Dans mon café préféré, on trouve soudain du matcha latte, sur les réseaux sociaux les « mushroom coffees » se multiplient, et à la télévision Jennifer Aniston fait la pub d’une poudre de collagène pour une plus belle peau. Les aliments fonctionnels – du terme anglais functional foods – ont quitté le marché de niche. Ce terme désigne des aliments ou boissons qui offrent un bénéfice santé spécifique allant au-delà de leur simple apport nutritionnel. Ce bénéfice est souvent obtenu grâce à l’ajout ou à la présence naturelle d’ingrédients bioactifs. Mais qu’est-ce qui relève du marketing, et qu’est-ce qui apporte réellement un effet bénéfique ? Jetons un œil aux preuves scientifiques derrière certains aliments fonctionnels populaires.

Loading

Lire la suite »

Maladie des os de verre : quand la fragilité n’empêche pas la force

On l’appelle la « maladie des os de verre » en raison de la fragilité extrême du squelette, à l’image d’un verre que l’on pourrait briser au moindre choc. Cette pathologie, dont le nom médical est ostéogenèse imparfaite, est rare mais peut se manifester dès la naissance ou plus tard au cours de l’enfance. Vivre avec des os qui se fracturent facilement est un défi de tous les jours, mais grâce aux avancées médicales et à l’accompagnement adapté, de nombreuses personnes atteintes de cette maladie mènent aujourd’hui une vie active.

Loading

Lire la suite »

Épaule déboîtée : les bons réflexes, du choc à la rééducation

Un choc brutal, une douleur fulgurante, puis cette impression nette que « l’épaule ne tient plus » : chaque année, des milliers de personnes découvrent la luxation de l’épaule, articulation la plus mobile et donc la plus vulnérable du corps. Comment reconnaître immédiatement cette blessure ? Pourquoi faut il consulter en urgence ? Quelle est la meilleure stratégie pour éviter qu’elle ne se reproduise ? Spécialiste de la chirurgie de l’épaule et de la médecine du sport, le Dr. Paolo Fornaciari nous raconte le trajet complet, de la première minute après l’accident à la reprise en toute sécurité de nos activités préférées.

Loading

Lire la suite »

Sous la neige, la flamme : secrets d’une sexualité épanouie en hiver

Les fêtes de fin d’année approchent, avec leur cortège de lumières scintillantes, de repas pantagruéliques et de retrouvailles effervescentes. Mais sous la magie des sapins et des toasts, un invité discret peut se faire la malle : la libido. L’hiver, avec ses journées courtes et son stress festif, n’épargne pas nos désirs intimes. Pour explorer ces défis et y remédier avec finesse, nous avons interrogé le Dr. Lakshmi Waber, psychiatre et sexologue et président de la Société Suisse de Sexologie. Dans cet entretien, il nous livre ses conseils pour que la période des fêtes devienne un allié de notre épanouissement sensuel plutôt qu’un frein.

Loading

Lire la suite »