L’automne est là, gare aux rhumatismes !

Rhumatismes

L’influence du temps sur notre santé est un thème de discussion qui remonte à l’époque d’Hippocrate et qui reste encore un sujet très débattu en médecine moderne. Un aspect qui attire particulièrement l’attention est la relation apparente entre les changements météorologiques et les affections rhumatismales telles que l’arthrite du genou, en particulier chez les personnes âgées. 

Par Adeline Beijns

Pas un mais « des » rhumatismes

Nous l’avons tous remarqués : à l’approche des saisons froides, comme l’automne et l’hiver, les problèmes rhumatismaux semblent souvent s’exacerber, entraînant une gêne accrue et entravant la mobilité. Les maladies rhumatismales englobent plus de 100 affections différentes, dont l’arthrite, le lupus, la goutte et la fibromyalgie.

Ces affections se traduisent généralement par des douleurs et des inflammations dans les muscles, les articulations et les tissus associés. Parmi ces affections, l’arthrite, et plus précisément l’arthrose, est la plus courante et touche des millions de personnes dans le monde. Elle se caractérise par la dégradation du cartilage dans les articulations, entraînant des douleurs, des gonflements et des difficultés de mouvement.

Le rôle de la météo…

L’idée que le temps a un impact sur l’arthrite et d’autres affections rhumatismales est largement répandue, et il existe des preuves scientifiques pour étayer cette croyance. Plusieurs études ont montré que les patients souffrant d’arthrite signalent souvent une augmentation de la douleur et de la raideur par temps froid et humide, ou en cas de changement de la pression barométrique.

Récupéré sur : giphy.com

Dans le cas de l’arthrose, par exemple, une baisse de température peut augmenter l’épaisseur des fluides articulaires, ce qui les rend plus rigides et accroît la douleur lors des mouvements. En outre, les changements de pression atmosphérique peuvent affecter la pression à l’intérieur des articulations, provoquant une gêne, en particulier lorsque ces changements sont soudains, comme c’est généralement le cas lors des changements de saison.

…et de la sédentarité

L’influence du climat sur les problèmes rhumatismaux est particulièrement notable lorsque les saisons passent à l’automne et à l’hiver également pour une autre raison. Pendant ces mois plus froids, les gens ont tendance à réduire leur activité physique, ce qui peut entraîner une augmentation des raideurs et des douleurs articulaires. Des études suggèrent ainsi qu’une réduction de l’activité physique peut exacerber les symptômes de l’arthrite, car des mouvements réguliers aident à maintenir la souplesse et la force des articulations.

Prendre les devants

C’est prouvé, il est essentiel de rester physiquement actif, même pendant les mois les plus froids. Les exercices en salle, tels que le yoga, le tai-chi ou les activités aérobiques à faible impact (telles que la marche, la danse ou la natation) peuvent contribuer à maintenir la souplesse des articulations et à réduire les raideurs et les douleurs. Il existe des supports locaux pour faciliter l’activité physique en cas de douleurs, comme par exemple les genouillères ou les patchs. Votre pharmacien peut vous aider à trouver la meilleure option.

Récupéré sur : giphy.com

De plus, il n’aura échappé à personne qu’une alimentation équilibrée couplée au maintien d’un poids de forme stable ne peuvent qu’aider à vivre en bonne santé le plus longtemps possible. Mais ce n’est pas tout. La santé mentale joue également un rôle crucial.

Des études ont ainsi suggéré que le stress, l’anxiété et la dépression peuvent augmenter la perception de la douleur, et ces problèmes sont souvent plus fréquents pendant les mois plus froids et plus sombres. Les accompagnements psychologiques, telles que la thérapie cognitivo-comportementale ou encore la méditation de pleine conscience peuvent dès lors s’avérer bénéfiques.

Flector EP

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la version papier Salle d’attente pour avoir accès à toutes les informations sur le sujet: témoignages, tests, adresses utiles, infographies et autres.
Alors n’attendez-plus !
CHF39.00

Loading

Partagez sur

Facebook

Plus d’articles :

De la fatigue au diagnostic : Les HPV ne sont pas une fatalité

Les virus du papillomavirus humain (HPV) sont l’une des infections sexuellement transmissibles les plus courantes au monde, touchant près de 90% des femmes et des hommes au moins une fois dans leur vie. En Suisse, ces virus sont responsables de plus de 99% des cas de cancer du col de l’utérus, avec environ 250 nouveaux diagnostics chaque année chez les femmes, dont 80 décès. Face à ce constat, le dépistage régulier, via des frottis cervicaux, reste crucial.¹ L’OFSP recommande d’effectuer la vaccination contre les HPV dès l’âge de 11 à 14 ans, car la protection est optimale lorsque la vaccination a lieu avant le premier contact sexuel. Le vaccin est toutefois recommandé chez toutes les adolescentes et les jeunes femmes jusqu’à 26 ans.² Ce témoignage de Sophie, 59 ans, illustre l’impact personnel des HPV et plaide pour une prévention partagée impliquant aussi les hommes.

Loading

Lire la suite »

Thérapie invasive de la douleur dans la pratique clinique

Les douleurs chroniques sont très répandues et pèsent lourdement aussi bien sur les personnes concernées que sur le système de santé. Dans cet entretien, le Dr. Lucian Macrea, spécialiste en anesthésiologie et en médecine interventionnelle de la douleur à Lucerne, donne un aperçu de la thérapie invasive de la douleur. Il explique comment des interventions ciblées peuvent soulager la douleur, quels groupes de patients en bénéficient et pourquoi les facteurs psychosociaux ainsi que la collaboration interdisciplinaire sont déterminants pour la réussite d’un traitement.

Loading

Lire la suite »

Cancer de la prostate : ce que tout homme doit savoir

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez les hommes, mais il reste entouré de nombreuses idées reçues. Grâce à un dépistage précoce et à des prises en charge multidisciplinaires, les perspectives d’évolution se sont considérablement améliorées. Donc, la sensibilisation reste essentielle pour inciter les hommes à prendre leur santé en main. Dans cet entretien, nous avons interrogé le Dr. Berardino De Bari, chef du service de radio-oncologie du Réseau Hospitalier Neuchâtelois.

Loading

Lire la suite »