Adieu lunettes et lentilles !

Si vous souffrez d’un problème visuel de réfraction, telle que la myopie, l’hypermétropie, l’astigmatisme ou la presbytie, la chirurgie réfractive est une méthode pour corriger votre vue de telle sorte que vous puissiez vous passer de toute aide extérieure. Plusieurs procédures chirurgicales permettent aujourd’hui de traiter les patients présentant des caractéristiques différentes. Entretien réalisé auprès de Docteur Martinez.  

Par Adeline Beijns

Qu’est-ce que la chirurgie réfractive ?

Il s’agit d’une intervention chirurgicale dont le but est de corriger la vue des patients de telle sorte qu’ils soient libérés de tout moyen optique externe tel que les lunettes ou les lentilles de contact. Avec plus de 35 ans d’expériences et plusieurs millions de personnes traitées dans le monde, la chirurgie réfractive est aujourd’hui une procédure éprouvée.

Y a-t-il un profil type de patients ?

Sauf contre-indication médicale particulière, un glaucome avancé, une maladie maculaire ou si la personne n’a pas encore 20 ans, toute personne présentant un problème de réfraction mais ayant encore un bon potentiel visuel bilatéral (l’œil le plus mauvais doit avoir au moins 60% de vision corrigée) peut en principe en bénéficier. Il faut également que le patient ait présenté au moins deux années de stabilité de sa réfraction.

Les erreurs de réfraction sont des problèmes de vision causés principalement par une cornée (la partie transparente située à l’avant de l’œil), trop cambrée ou pas assez, et un oeil plus long ou plus court que la normale. Les troubles de la réfraction induisent que la lumière provenant d’un objet n’est pas focalisée sur la rétine, ce qui provoque une image floue. Il existe 4 types d’erreurs de réfraction à savoir, la myopie (l’image se forme en avant de la rétine, provoquant une perception floue des objets), l’hypermétropie (l’image des objets se forme en arrière de la rétine, provoquant des symptômes fonctionnels), l’astigmatisme (la cornée présente des rayons de courbures différents engendrant une image déformée) et la presbytie (perte de l’accommodation avec impossibilité à voir de près) qui est liée au vieillissement naturel de l’œil et qui commence souvent entre 40 et 50 ans.

Dans quels cas, recommande-t-on d’effectuer une chirurgie réfractive ?

Lorsque les patients souhaitent se débarrasser de moyens optiques extérieurs pour voir de loin, de près ou les deux. Il se peut ainsi que la personne ne supporte plus ses lentilles et ne veuille pas porter de lunettes qui demandent un certain entretien.

Existe-t-il des contre-indications à la chirurgie de l’œil ?

Oui il y en a quelques-unes comme l’instabilité de la réfraction avec des changements récents de la correction optique, la grossesse et l’allaitement puisque ces périodes sont caractérisées par des variations de la réfraction liées aux changements hormonaux, les maladies touchant la cornée (dystrophie, kératocône…) ainsi que les glaucomes et les cornées trop fines ou irrégulières.

Quelles sont les techniques utilisées en chirurgie réfractive ?

Deux méthodes principales sont utilisées, à savoir les lasers auxquels on a recours dans la grande majorité de cas (technique dite kérato-réfractive soustractive) et l’insertion d’implants intraoculaires (appelée chirurgie endo-oculaire additive) dans les fortes corrections. L’intervention au laser consiste en un remodelage de la cornée, soit en aplatissant ou en cambrant celle-ci en fonction du trouble de la vision à corriger. Il existe plusieurs lasers différents qui seront choisis en fonction du patient, sa cornée, son âge, et son vice de réfraction.

Enfin, pour les personnes qui ne peuvent bénéficier d’une chirurgie au laser, en raison d’une correction trop importante, d’une épaisseur de cornée trop fine ou d’une maladie contre-indiquant toute intervention au laser sur la cornée, il est possible d’insérer un implant à l’intérieur de l’œil pour corriger le défaut de vision du patient.

Quel est le déroulement d’une intervention ?

En cas de traitement au laser au cours duquel les deux yeux peuvent être traités en même temps, l’opération se fait en ambulatoire et sous anesthésie locale. Dans le cas d’une opération endo-oculaire où un implant est apposé, on ne peut traiter qu’un seul œil à la fois, aussi en ambulatoire et sous anesthésie locale mais cette fois-ci en bloc opératoire avec flux laminaire.

Quel est l’impact de cette opération sur la qualité de vie des patients ?

Elle apporte un grand confort par la liberté visuelle qu’elle offre aux personnes. Ces dernières ne doivent en effet plus se soucier d’éventuelles lentilles de contact ni de lunettes qui réduisent le champs visuel.

N’attendez pas les premiers symptômes, pensez à consulter !

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