Les laboratoires au service de notre santé

Régulièrement, les médecins demandent que des analyses médicales soient réalisées afin de mieux comprendre ce qui amène leurs patients à consulter. C’est a ce moment-là que les laboratoires d’analyses médicales entrent en scène. Les analyses, réalisées sur des échantillons prélevés au cabinet médical ou au laboratoire, révèlent notre état de santé a un instant donne, ce qui permet ensuite au médecin d’affiner son diagnostic, d’évaluer l’efficacité d’un traitement ou de surveiller l’évolution d’une maladie.

Par Adeline Beijns, Julie Kessler et Marie Nezan

Les tests effectués

Une équipe de coursiers se charge de faire, chaque jour, le tour des cabinets médicaux pour récupérer les échantillons et de faire les trajets supplémentaires pour assurer les analyses les plus urgentes. De leur côté, certains patients viennent directement au laboratoire pour faire leurs prises de sang ou déposer d’autres types d’échantillons, selon la demande du médecin. Les laborantins réceptionnent ces échantillons ; ils vérifient les données des patients et que les tubes de prélèvement correspondent aux analyses demandées.

Cette étape, la pré-analytique, est primordiale pour le bon traitement des échantillons. Ces derniers vont être répartis sur les différents secteurs du laboratoire : la chimie clinique (cholestérol, taux de fer, glycémie…), l’hématologie (anémie, leucémie), l’immunologie (maladies auto-immunes), la microbiologie (identification des pathogènes tels que les bactéries, les virus…), la pathologie (kystes bénins ou malins) et la génétique (maladies héréditaires).

Une étroite collaboration avec votre médecin

Des analyses de routine aux plus spécifiques, les laboratoires sont en mesure d’évaluer de nombreux paramètres de notre santé : taux d’hormones spécifiques (grossesse), de glucose dans le sang (diabète), les réserves de fer dans le sang (anémie), l’identification de germes responsables d’infections urinaires et beaucoup d’autres. La personne responsable du laboratoire est en charge de surveiller les résultats et de contacter le médecin traitant en cas de résultats pathologiques pour optimiser la prise en charge du patient.

La crise du coronavirus : défi relevé

Depuis les débuts de la crise du coronavirus, les laboratoires ont été fortement sollicités pour répondre
à la demande extrêmement forte et inattendue de tests COVID. Cet afflux d’analyses, combiné au manque de stock initial des fournisseurs, a parfois mené les laboratoires à une saturation ponctuelle de leurs capacités. Heureusement, ils ont réussi à s’organiser pour répondre aux besoins de la population avec l’installation de nouveaux systèmes, l’automation, l’engagement de personnel… Le tout, en maintenant toutes les autres analyses nécessaires au suivi de notre santé.

En cas de doute, n’hésitez pas à consulter votre médecin !

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la version papier Salle d’attente pour avoir accès à toutes les informations sur le sujet: témoignages, tests, adresses utiles, infographies et autres.
Alors n’attendez-plus !
CHF39.00

Partagez sur

Facebook

Plus d’articles :

Parler sans honte : la santé intime face au cancer

Quand on pense au cancer, on imagine souvent des traitements lourds et des combats médicaux. Mais qu’en est-il de la vie intime des patients ? Douleurs, baisse de l’estime de soi, changements corporels ou troubles proctologiques peuvent bouleverser la sexualité et le bien-être. À Genève, le 6ème Symposium Oncologie, Sexologie, Proctologie des HUG a réuni en juin des experts pour aborder ces sujets trop souvent tus. Rencontre avec la Docteure Marie-Laure Amram, oncologue, et le Professeur Frédéric Ris, colo-proctologue, qui nous expliquent pourquoi la santé sexuelle est au cœur de la qualité de vie et comment oser en parler peut tout changer.

Loading

Lire la suite »

Vasectomie : pour une planification consciente

De plus en plus d’hommes assument activement leur rôle dans la planification familiale et choisissent de subir une vasectomie. C’est aussi le cas de Boris Kasper (41 ans), qui a pris cette décision en toute conscience. Dans ce témoignage, il raconte pourquoi il a opté pour cette intervention, comment il a vécu l’opération et ce qui a changé depuis. Son histoire montre qu’une vasectomie doit être mûrement réfléchie, mais qu’elle n’a rien d’effrayant ni de tabou.

Loading

Lire la suite »

Le Top 5 des causes courantes de baisse de libido

La libido varie au fil du temps, des saisons et des périodes de vie. Fatigue, stress, hormones, tensions… il n’y a pas
une cause unique, mais souvent un mélange de facteurs. Bonne nouvelle : il existe toujours des moyens simples de
rétablir l’équilibre et de raviver le désir.

Loading

Lire la suite »

Médecine nucléaire : l’espoir par les rayons

Movember est bien plus qu’un symbole : chaque année, ce mois de sensibilisation permet de rappeler l’importance du dépistage et de libérer la parole autour des cancers masculins. Il est essentiel de mettre en lumière les avancées médicales qui transforment le quotidien des patients. Parmi elles, la médecine nucléaire émerge comme un pilier innovant, alliant diagnostic précis et traitements ciblés pour lutter contre cette maladie souvent silencieuse. Pour explorer ce domaine fascinant, nous avons eu le privilège d’interviewer la Prof. Valentina Garibotto, MD, Cheffe de service de Médecine Nucléaire et Imagerie Moléculaire aux HUG, ainsi que le Dr. Nicola Bianchetto Wolf, Chef de clinique du même service.

Loading

Lire la suite »

Briser le silence sur le cancer de la prostate

En ce mois de novembre, dédié à la sensibilisation aux cancers masculins sous le nom de Movember, il est crucial de mettre en lumière le cancer de la prostate, qui reste le plus fréquent chez les hommes en Suisse avec plus de 6’000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année¹. Cette maladie, souvent asymptomatique à ses débuts, peut être détectée précocement grâce au dépistage, améliorant ainsi les chances de guérison. Pour mieux comprendre les enjeux et les soutiens disponibles, nous avons interviewé Yves Menoud, président de l’Association Prosca. Âgé de 59 ans, Yves a été diagnostiqué à 46 ans et est aujourd’hui sous surveillance active. À travers son expérience personnelle et son engagement associatif, il nous éclaire sur la mission de Prosca et l’importance de briser les tabous entourant cette pathologie.

Loading

Lire la suite »

Quand le rythme ne convient plus

Julie Cartwright, 43 ans, a toujours été une personne pleine d’énergie. Pendant dix ans, elle a pratiqué les
arts martiaux, avant de se spécialiser dans l’acrobatie aérienne. En parallèle, elle a terminé un master, travaillé comme assistante de recherche et fondé, avec une amie, son propre studio d’acrobatie aérienne. Tout était en mouvement, elle fonctionnait à plein régime – physiquement, professionnellement et mentalement.

Loading

Lire la suite »