Senior, l’âge d’or du cholestérol

Qui n’a jamais entendu son médecin lui dire : « Votre taux de cholestérol est trop élevé. » De nos jours, cette affirmation est devenue monnaie courante lorsqu’on se rend chez son médecin de famille après 50 ans. Qu’est-ce qu’un taux de cholestérol trop élevé ? Est-ce grave ? Y a-t-il des conséquences pour l’organisme ? Un Suisse sur six est concerné. Phénomène de mode ou problème de société, comment préserver son organisme au pays du fromage ? Enquête.

Par Ana Popov

Le cholestérol est un lipide, une substance grasse naturellement présente dans notre corps et dans les aliments consommés d’origine animale. Il joue un rôle essentiel, car il contribue à la vie cellulaire. Utile pour le cerveau, il participe à l’isolation électrique du système nerveux. Le cholestérol rentre aussi dans la synthèse de certaines hormones surrénales, notamment les hormones sexuelles. Il participe également à la synthèse de la vitamine D et de l’acide biliaire qui permet de digérer les graisses. Derrière cette image négative qu’on lui donne, le cholestérol aide au bon fonctionnement du corps humain.

Le cholestérol, comment ça fonctionne ?

La majeure partie est produite par le foie et le reste par les aliments que nous consommons. D’où l’importance d’une alimentation saine. Etant une graisse, le cholestérol est insoluble dans l’eau et dans le sang. Pour être transporté dans la circulation sanguine, des protéines spécifiques interviennent car elles sont hydrophiles. Ensemble cela forme des lipoprotéines. A part le cholestérol, d’autres matières grasses peuvent véhiculer avec ces protéines, les triglycérides et les acides gras saturés.

“Les artères obstruées ne permettent plus un flux sanguin fluide, les organes ne sont plus alimentés correctement en oxygène.”

Y a-t-il un bon ou un mauvais cholestérol ?

Nous avons posé la question à notre entourage. Les fast-foods, les œufs, la margarine, les oméga 3, nous avons passé au crible tous les aliments pos- sibles et inimaginables. Même si cette question a fait couler beaucoup d’encre ces dernières années, curieusement, seules deux personnes ont su répondre.

Pour vous aider à comprendre, il faut diviser le cholestérol en deux parties :

Le «mauvais cholestérol» ou LDL cholestérol (lipoprotéines de basse densité) renferme beaucoup de graisse et se charge de transporter le cholestérol dans le sang. En excès, la graisse est déposée dans les artères formant des plaques d’athérome (plus simplement des plaques de gras).

Le « bon cholestérol » ou HDL cholestérol (lipoprotéines de haute densité) fait le chemin inverse et transporte le cholestérol des artères vers le foie, pour élimination.

C’est donc le cholestérol LDL qui est à l’origine des maux et des complications. Sachant qu’il provient des aliments consommés d’origine animale, il est important de savoir lesquels nous devons éviter.

D’où vient ce «mauvais cholestérol»?

Si ce n’est pas un facteur génétique ou héréditaire, la cause peut être due à la prise de certains médicaments, mais encore de certaines maladies rénales ou thyroïdiennes. Vient ensuite le facteur alimentaire qui joue un rôle primordial. Une alimentation riche en matières grasses saturées et en acides gras provenant de graisses animales, de certaines viandes et de dérivés gras du lait, ouvre la porte aux taux de cholestérol élevés.

Le «mauvais cholestérol» peut-il être à l’origine de complications ?

Les plaques d’athérome qui s’accumulent sur la paroi intérieure des artères entraînent une diminution du diamètre de celles-ci. On parle alors d’athérosclérose. Les artères obstruées ne permettent plus un flux sanguin fluide, les organes ne sont plus alimentés correctement en oxygène. Parfois ces plaques se détachent par endroits, ces débris passent ensuite dans le sang en favorisant sa coagulation. L’athérosclérose se manifeste principalement par une angine de poitrine, l’infarctus du myocarde, l’attaque cérébrale. Quarante pour cent des décès en Suisse proviennent des complications de l’athérosclérose.

Comment combattre le «mauvais cholestérol » ?

Pour faire baisser un taux de cholestérol élevé, adapter son alimentation est primordial. Il n’est pas ici question de s’astreindre à un régime draconien mais de modifier sa façon de manger, de persévérer à long terme pour obtenir des résultats visibles. L’activité physique est très importante, plus particulièrement à l’âge des seniors. Il convient d’adopter des exercices physiques réguliers, adaptés à la capacité des muscles de la personne pour obtenir des effets bénéfiques pour le corps et la santé.

Plus d’informations : https://www.emmi-benecol.ch/fr/accueil/

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